Le cycle
De sang et de silence explore la manière dont le regard — familial, social, intime — façonne les trajectoires humaines, parfois jusqu’à les déformer. Plus qu’une saga familiale, le cycle déplie les mécanismes invisibles qui fabriquent la culpabilité, l’effacement ou la révolte.
Au fil des tomes, les vérités différées remontent à la surface et fissurent les équilibres établis : les pères ne sont pas toujours ceux qui donnent le nom, la douceur peut masquer une violence silencieuse, et la vérité, avant de libérer, peut déstabiliser durablement.
Atmosphère et mouvement
Dans un Paris contemporain à la fois concret et mental, le cycle suit Elian, jeune homme hypersensible, pris entre héritage et émancipation, entre loyauté silencieuse et nécessité intérieure de se distinguer.
L’écriture se veut sobre, dense, attentive aux silences, aux zones grises et aux déplacements intérieurs. Elle cherche moins à expliquer qu’à rendre sensible la manière dont certains êtres apprennent à marcher comme on les regarde, avant de tenter de se tenir selon leur propre vérité.